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Revue de Presse – Economie Française : Les quatre indicateurs qui font peur – Par Cyrille Lachèvre – Le Figaro le 29 mars 2013.

Bercy, siège du ministère de l'Economie et du ministère délégué au Budget.

INFOGRAPHIE - Impôts trop élevés, dette asphyxiante, dépenses publiques au maximum... Dans son bilan annuel de la situation des finances publiques, l'Insee dresse le portrait d'une France n'ayant plus aucun levier.

1833,8 milliards de dette globale

La dette de la France bat des records, trimestre après trimestre. Dans les grandes masses, c'est l'État, avec 1439,9 milliards, qui se taille la part du lion (79 %), devant la dette de la Sécurité sociale (210 milliards, soit 11 %) et les collectivités locales (173 milliards). Avec un endettement de 90,2 %, la France se situe au sixième rang dans les pays de la zone euro, derrière le Portugal, l'Italie, la Grèce, la Belgique et l'Irlande. Dans l'absolu, le niveau actuel reste encore relativement soutenable, mais à quel prix? La charge de la dette s'élève à 47 milliards d'euros cette année, soit le deuxième poste de dépenses de l'État.

Un taux de prélèvement obligatoire de 44,9 %

Le taux de prélèvement obliga­toire a terminé l'année 2012 à 44,9 %, au plus haut depuis 1999. Depuis 2009, ce taux a progressé de 2,8 points de PIB, ce qui correspond à une hausse d'impôts ou de charges de 50 milliards d'euros environ pour les ménages et les entreprises. La France ne devrait pas s'arrêter là. Le projet de loi de finances pour 2013 prévoit que le taux de PO grimpe encore jusqu'à atteindre 46,3 % à la fin de cette année, ce qui constituera un record absolu en France. Autrement dit, le levier de la fiscalité est désormais largement impossible à utiliser pour le gouvernement s'il veut réduire les déficits.

9,4 % de la dette vient des collectivités locales

La dette des collectivités locales (137,7 milliards d'euros) représente 9,4 % de la dette française. Ce sont elles qui sont montrées du doigt en priorité comme étant l'une des sources principales d'endettement de la France. Dans ce cadre, elles verront leurs dotations accordées par l'État réduites de 1,5 milliard d'euros en deux ans, une rigueur inédite. Pourtant, derrière les apparences les faits sont plus complexes. Si leur dette a grimpé de 30 milliards depuis 2007, sa part dans l'endettement global du pays s'est réduite. Il y a six ans, les collectivités représentaient plus de 11,2 % de la dette française totale. Elles doivent faire des efforts, certes, mais elles n'inverseront pas l'équation globale.

56,6 % de dépense publique

Ce n'est pas un record, mais presque. La France consacre plus de la moitié de son PIB (56,6 %) à la dépense publique. C'est presque autant qu'en 2009, où ce taux s'établissait à 56,8 %. Mais, en quatre ans, aucun progrès n'a été accompli. La France affiche toujours les dépenses publiques les plus élevées des pays de l'OCDE, juste derrière le Danemark. Ce qui inquiète grandement les économistes de l'institution basée au Château de la Muette. Dans leur rapport publié cette semaine sur la France, ces derniers n'y vont pas par quatre chemins. L'Hexagone doit baisser rapidement ses dépenses publiques, en agissant particulièrement sur les dépenses de retraite, parmi les plus élevées au monde. «La trajectoire prévue du déficit du système de retraite nécessite de prendre rapidement des décisions difficiles afin de limiter les dépenses à court et moyen terme», indiquent les économistes de l'OCDE.

Cyrille Lachèvre

Source :  Le figaro.fr