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Revue de Presse – Brexit : 9 façons pour les eurosceptiques de gagner le référendum – Contrepoints le 24 mai 2015.

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Quelles règles respecter pour gagner le référendum de sortie de l’UE ?

1. Soyez optimistes

Alex Salmond l’a prouvé en Écosse : être joyeux paye. Durant la campagne du référendum pour l’indépendance de l’Écosse, il a réduit de moitié un déficit de 20 points. (En ce qui concerne le référendum de sortie de l’UE, les deux camps partent de niveaux bien plus proches de l’équilibre : ce vote est éminemment gagnable). Apparemment, les chefs du Scottish National Party (SNP) ont appris à être optimistes auprès d’un stratégiste politique américain qui, dans un exercice, leur a passé des sacs de pièces jaunes, et leur en a fait mettre une sur la table chaque fois qu’ils disaient quelque chose de négatif. Pour une fois, ce stratégiste, c’est le cas de le dire, valait chaque centime de sa facture.

Contre la campagne du Non, qui ne cherchait qu’à faire peur, l’optimisme de Salmond a rayonné comme une supernova, et beaucoup d’électeurs ont été conquis. Et donc, mes camarades eurosceptiques, ne pleurnichez pas sur l’envahissement par des étrangers, ou sur le trucage du referendum, ou sur les biais des médias. Parlez plutôt de ce que la Grande Bretagne aurait à gagner comme puissance maritime et marchande en jouant pleinement son rôle dans les affaires du monde.

2. Dépassez les partis

BREXIT eurosceptiques peuvent gagner le referendum - Revue Presse Vivre-au-panama.com (3)Les médias, en particulier, aiment présenter le débat sur l’Union Européenne comme une sorte de dispute interne au parti conservateur. Mais cela sera impossible dans une campagne nationale. Le gouvernement représentatif n’est pas un concept de droite ou de gauche, pour l’amour du ciel !

Vouloir mettre fin à la suprématie de la loi de l’Union n’est pas une position « nationaliste », c’est une position démocratique. Cette campagne sera gagnée non par les simples députés conservateurs, non par les supporteurs de UKIP, mais bien par une large alliance, où la gauche démocratique sera bien représentée et où les chefs d’entreprises eurosceptiques seront prééminents.

3. Soyez positifs

Ne passez pas votre temps à taper sur les manigances et les nuisances de Bruxelles. Je sais qu’il y en a beaucoup : la fraude, le gâchis, l’écrasement des referendums, la sur-règlementation, le désastre de la pêche, l’euro… Mais même quand les gens sont d’accord individuellement avec les points que vous avancez, ils seront repoussés par un ton lugubre.

Au lieu de bougonner sur ce qui ne va pas, parlez de ce qui ira bien. La Grande-Bretagne est un super pays, la sixième puissance économique du monde et la quatrième puissance militaire, membre du G7 et du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le pays de la première grande ville du monde, et de sa langue principale. Nous pouvons fleurir en tant que nation indépendante, échangeant avec nos alliés en Europe, et aussi avec nos plus vieux amis sur des continents plus lointains.

4. Soyez favorables aux entreprises

Les supporteurs du Rester Membre de l’UE font flotter l’idée que nous retirer de ses structures politiques implique de nous retirer aussi du marché européen. Ce sont des balivernes et ils le savent, mais quelques journalistes, que ce soit par partialité ou par crédulité, adoptent cette version. En vérité, tous les États voisins bénéficient de commerce sans restriction avec l’UE : l’Islande, Andorre, la Macédoine, la Turquie… tous.

Tout le monde à Bruxelles sait que la Grande-Bretagne resterait dans le marché commun, comme c’est le cas aujourd’hui des îles anglo-normandes. Guy Verhosfstadt a fait un discours la semaine dernière, où il a spécifiquement proposé une catégorie de « membre associé », ouverte au Royaume-Uni et à tout autre pays qui la voudrait, basée sur la participation entière au marché unique interne et sans l’union politique. Les entreprises pourraient commercer avec l’UE sous les mêmes termes que maintenant, mais avec des coûts de réglementation réduits. Ça se passe bien pour les entreprises suisses, ça se passerait tout aussi bien pour les nôtres.

5. Soyez pratiques

BREXIT eurosceptiques peuvent gagner le referendum - Revue Presse Vivre-au-panama.com (2)L’UE pousse nos factures d’énergie vers le haut (à travers ses directives sur les énergies renouvelables), de même pour nos factures alimentaires (à travers la politique agricole commune), et nos taxes et impôts (à travers le quadruplement de la contribution nette britannique au budget de l’UE depuis 2009). Ce sont, pour bien des gens, les principales composantes du budget du ménage.

Pourquoi entrer dans des discussions abstraites sur la souveraineté quand il y a des arguments si forts sur la vie quotidienne, contre le fait d’être membre de l’Union ? Votre recyclage n’est plus collecté de façon hebdomadaire ? C’est la directive de l’Union Européenne sur les décharges. C’est un casse-tête d’ouvrir un compte en banque, avec toutes vos vieilles factures d’eau et d’énergie ? C’est la directive sur le blanchiment de l’argent. Et ainsi de suite, vous voyez le tableau.

6. Soyez internationalistes

Notre futur en dehors de l’UE n’est pas en tant que pays nostalgique ou paroissial. Nous sommes une nation mondiale, connectée par le langage et par le droit à tous les continents et archipels. Notre objection à l’UE est justement qu’elle se soucie trop d’elle-même, et qu’elle s’intéresse trop peu au reste du monde. L’UE a interrompu ses négociations de libre-échange avec l’Inde, mais les pays de l’Aire Européenne de Libre Échange les poursuivent, eux. L’UE ne mène aucune négociation commerciale avec la Chine, mais l’Islande et la Suisse viennent juste de signer des accords de libre échange avec elle. Alors même que la part de nos exportations vers l’UE baisse, être lié par des droits de douane et une politique commerciale commune nous coûte de plus en plus cher.

7. Soyez modernes

De toutes les accusations bizarres qu’on lance contre les eurosceptiques, la plus étrange est que « nous voulons vivre dans les années 50″. En vérité, c’est l’UE qui est le produit de cette décennie-là. Le reste du monde a avancé entre temps, mais les eurocrates restent attachés à leur corporatisme, leur croyance dans les grands blocs, leurs prix fixes, leur protectionnisme contre Uber, et Google, et Apple. La Grande-Bretagne peut mieux faire. Nous sommes des gens remuants, audacieux, inventifs. Pourquoi rester dans la seule union douanière stagnante du monde ?

8. Soyez rassembleurs

BREXIT eurosceptiques peuvent gagner le referendum - Revue Presse Vivre-au-panama.com (4)Ne vous laissez pas piéger à parler du soi-disant noyau dur des questions eurosceptiques. Beaucoup de syndicalistes n’aiment pas l’UE à cause de la descente vers la misère des États membres du Sud. Beaucoup de socialistes démocrates, en écho à Tony Benn, tremblent devant la nature élitiste et autocratique des institutions de Bruxelles.

Bien des Britanniques originaires du Commonwealth sont fâchés – à raison – tant il est difficile de faire rentrer sa chère tante dans le pays pour un mariage, alors que nos frontières sont ouvertes pour des citoyens de l’UE qui n’ont aucune connexion avec le Royaume-Uni. Une situation plus juste vis-à-vis du Commonwealth est un des gros lots d’un futur post-UE, et nous devrions saisir chaque opportunité de le dire.

9. Soyez joyeux

J’avoue, c’est une répétition du numéro 1. Mais je le redis quand même, parce que c’est si fichtrement important. Vous ne pouvez pas avoir un ton joyeux quand vous évoquez combien les salaires des Roumains sont inférieurs, ou le tourisme médical. Alors n’en parlez pas. Parlez de l’avenir meilleur qui nous attend comme peuple indépendant, accomplissant notre vocation mondiale. Nous pouvons gagner.

BREXIT eurosceptiques peuvent gagner le referendum - Revue Presse Vivre-au-panama.com (5)Par Daniel Hannan

Daniel Hannan est écrivain et journaliste, et eurodéputé conservateur pour le Sud-Est de l'Angleterre depuis 1999. Il parle français et espagnol et aime l'Europe, mais croit que l'UE appauvrit les nations qui la constituent, et les rend moins démocratiques et moins libres. Il a gagné le Bastiat Award pour le meilleur journaliste en ligne. Son blog est hébergé par le Telegraph.

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Source : Contrepoints