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Comment l’héritage colonial a permis au Panama de devenir “Carrefour du monde, coeur de l’univers”…

Grâce à cet héritage, nous sommes parvenus à être ce que nous sommes : une nation moderne, entreprenante et vigoureuse à l’aurore du XXIème siècle.

Panama est le produit de son héritage colonial. Celui-ci l’a modelé à l’image des nécessités du système mondial globalisé, qui contrairement à ce qu’on pourrait penser, n’a pas débuté avec la globalisation néolibérale des années 1980, mais au moment de la conquête du continent américain.

C’est pourquoi, on peut faire l’hypothèse que l’Isthme a toujours été une sorte de route de transit. Ceci ayant généré une structure sociale et économique qui s’explique par la position géographique qu’elle occupe. Cette situation a fait voir le jour à des slogans institutionnels comme « Au bénéfice du monde » , ou dans une version plus populaire, « Panama, carrefour du monde, cœur de l’univers ».

La période coloniale, qui va de 1501 à 1821, implique le développement de routes alternatives passant par l’Isthme, pour le transport de l’or et de l’argent en provenance des mines du Pérou et à destination de la Métropole espagnole. Cette époque est caractérisée par le chemin de croix et par les marchés de Portobelo, qui sont de vrais marchés globaux à l’époque.

A l’époque de l’Union Colombienne, au moment de la construction et de l’inauguration de la ligne de chemin de fer transisthmique, mise sur pied en raison de « ruée vers l’or » que connaît alors la Californie, se développe une nouvelle route pour le transport de marchandises et de personnes.

Au cours de cette période historique, la seule façon existante pour traverser de l’Océan Atlantique à l’Océan Pacifique était de passer par le dangereux « Cabo de Hornos », dans le Sud du Chili.

Par la suite, la modernisation du transport transocéanique est devenue nécessaire en raison de la logique de production de masse elle-même. Celle-ci ayant imposé la construction d’un canal traversant l’Isthme.

Les premières tentatives pour construire un canal sont dues aux Français (à la fin du XIXème siècle). Leur échec, loin d’avoir représenté une tragédie pour le Panama, les a obligés à vendre et à négocier la construction du canal avec les nord-américains. Ceci ayant favorisé la séparation avec la Colombie et pour trois raisons fondamentales : le véto posé par la Colombie sur le traité Herran-Hay, la ruse diplomatique de Philippe Jean Bunau-Varilla et l’opportunisme d’une élite commerciale et oligarchique qui souhaitait se développer en tant que classe sociale dirigeante.

Ainsi lorsqu’en 1914, le bateau à vapeur Ancon a inauguré le Canal transocéanique, ce n’est pas uniquement la configuration géographique de l’Isthme qui a changé, mais également sa composition humaine, et avant tout, son lien de dépendance face au géant du Nord.

Même si il me semble risqué de soutenir que le Panama s’est transformé en une colonie de ce dernier, il faut néanmoins reconnaître que l’histoire nationale, en raison de la quantité innombrable de traités qui le lie à ce pays, démontre sans aucun doute une dépendance sociale, économique, politique et géographique.

Cette relation incommodante avec les Etats-Unis a conduit à ce que l’on peut appeler « la lutte pour la survie », réel moteur de l’être panaméen. Je crois que les habitants de l’ Isthme ont un type de conscience collective qui, avec le temps, les a unis en tant que citoyens et a édifié un important imaginaire national. Lequel devient évident par le biais de l’historicité des gestes patriotiques, politiques et civiques, principalement dans les années 60 et 70. Ceux-ci ayant sociologiquement réuni les sentiments patriotiques de toutes les classes sociales.

D’autre part, ce lien a ajouté à notre identité panaméenne quatre éléments philosophiques importants. Premièrement, le pragmatisme anglo-saxon, l’idée d’utilitarisme et de liberté, ainsi qu’une certaine conception de la citoyenneté. Ces quatre facteurs sont clés dans le progrès du pays et de sa population.

Il est donc possible de conclure, de manière réflexive, que le Panama est le produit de son héritage colonial. Lequel, alors qu’il tentait de nuancer ses relations internationales dans le ce qu'on allait appeler plus tard "la mondialisation", a formé son caractère commercial et de transit avec des prémisses socio-philosophiques qui le situe, dès ses débuts coloniaux et postcoloniaux, dans la modernité.

Finalement, on peut avancer que cet héritage colonial et postcolonial a créé une dépendance structurelle dans notre pays. Celle-ci n’implique pas uniquement la reconnaissance des aspects négatifs, mais également que grâce à cet héritage, nous sommes parvenus à être ce que nous sommes : une nation moderne, entreprenante et vigoureuse à l’aurore du XXIème siècle.

Source : www.panamaamerica.com.pa et Visitpanama