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EN FRANCE, ASSURANCE-VIE : EN 2017, IL VA FALLOIR PAYER …

En 2016, les rendements des fonds euros des assurances vie devraient passer sous les 2%. En retranchant la fiscalité des plus-values de 15% et l'inflation de 0,6%, vous pouvez espérer un rendement net d'environ 1,05 à 1,15%. C'est 2 fois moins qu'en 2014.  assurance-vie-le-figaro Les chiffres qui commencent à être publiés pour 2016 sont moins bons qu'espérés pour les épargnants : les rendements sont plus bas et l'inflation plus élevée que prévue. Surtout, ils sont de mauvaise augure pour 2017. Le signal envoyé par la loi Sapin 2, qui permet à l'État de forcer les rendements versés par les assureurs à la baisse, conjugué à l'environnement dégradé de taux bas ces dernières années devrait amener une nouvelle baisse des rendements de 0,3 à 0,4% pour les fonds euros en 2017. De l'autre côté, l'inflation repart à la hausse : 0,3% pour le seul mois de décembre 2016. Les prévisions de 0,8% d'inflation en 2017 pourraient être plus élevées et votre rendement réel pourrait quant-à-lui chuter à 0, voire même passer en négatif : votre épargne perdrait de sa valeur ! Vous êtes pris en étau entre des rendements qui chutent et l'inflation qui repart. Et ce n'est pas tout, le calcul de l'inflation ne prend pas en compte les soins hospitaliers et ne pondère le coût de votre logement, charges comprises qu'à 13,5% de votre panier, c'est-à-dire que l'Insee estime que pour des dépenses mensuelles de 3 000€ vous consacrez 400€ à votre loyer (ou au remboursement de votre emprunt) ainsi qu'à vos charges ! Or ces 2 postes —santé et logement— ont littéralement explosé depuis les années 2000. Que faire ?  Il faut malheureusement abandonner ce que j'apelle "le mythe des 3%". Une épargne qui fructifie à 3% net sans risque sur 20 ou 30 ans, cela n'existe pas.  Pourquoi ? Parce que si votre placement est réellement sans risque et rapporte réellement 3% après correction de l'inflation alors quelqu'un d'autre se trouvera content de placer son argent sans risque à 2% et ainsi de suite jusqu'à 0 voire récemment à des taux négatifs. Dans le monde réel de l'investissement, le taux est fonction du risque.  C'est d'ailleurs la direction dans laquelle les assureurs veulent vous pousser : il vous incitent par mille manières à placer une partie de plus en plus importante de votre épargne en assurance vie dans des unités de compte, la plupart du temps investies en bourse avec un rendement en fonction du risque. Mais vous n'êtes pas obligés d'accepter un risque supérieur. Vous pouvez aussi vouloir simplement conserver la valeur de vos économies.  Dans ce cas, ces rendements aussi bas devraient vous inciter à garder vos économies en partie en argent liquide, en métaux précieux ou à le placer dans des biens d'usage tels que l'immobilier, le foncier (terres agricoles, forêts...). À ce sujet d'ailleurs, l'économiste Maurice Allais avait modélisé dès 1947 que des taux d'intérêt tendant vers 0 feraient tendre les prix de l'immobilier à l'infini.  D'une certaine manière, c'est un retour à ce que le monde a toujours connu depuis des milliers d'années : une croissance à peu près nulle durant laquelle les peuples ne vivaient d'ailleurs pas plus mal. Mais l'État ne peut s'en satisfaire, lui. Il ne peut vous laisser faire car c'est tout le "contrat politique" moderne qui s'écroule.  L'homme politique enchaîné à ses promesses.  Depuis près d'un demi-siècle le jeu des hommes politiques est de vous dire : donnez-moi votre argent —sous forme d'impôts— et je vous en redonnerai plus sous forme de redistribution ou d'infrastructures et services. Ce contrat était possible pendant les périodes de forte croissance d'après guerre. Il fut encore possible grâce au mensonge de l'inflation. Il le fut encore grâce à l'endettement. Mais cela ne tient plus.   L'État doit maintenant vous avouer qu'il va vous demander plus pour vous en redonner moins.  Je pense que vous n'avez pas eu besoin de moi pour vous en rendre compte. Malheureusement, la réalité est qu'il doit vous en demander BEAUCOUP plus pour vous en rendre INFINIMENT moins. Et cela lui est impossible.   Ce n'est d'ailleurs pas par mauvaise volonté. Ou alors par manque de volonté tout court. Le BCG, cabinet de conseil en stratégie, avait calculé dès 2011 qu'une baisse de 3% des dépenses de l'État entraînait systématiquement des mouvements sociaux de grande ampleur.  Le même BCG avait prédit dans la même étude qu'une fois que toutes les solutions "pour faire durer" seraient épuisées, alors la seule et vraie solution à la crise s'imposerait : la confiscation d'une manière ou d'une autre d'un tiers de votre épargne (notez que les analystes du BCG ont été jusqu'à chiffrer le montant à confisquer pour que la mesure soit suffisamment forte : 31% de votre épargne). C'est un point très important : le problème avec votre assurance vie, ce n'est pas l'assureur. Un assureur est par nature quelqu'un de très précautionneux et prévoyant. Ils n'ont pas attendu l'État pour remplir leurs fonds de réserve en prévision des vaches maigres.  Non, le problème c'est l'État. Il lui faut absolument s'assurer que votre épargne reste accessible en cas de crise majeure, notamment sur sa dette. Or, on l'a vu en Grèce et à Chypre : bloquer ou ponctionner un compte est très facile et IMMÉDIAT. Vous vous réveillez un matin avec la gueule de bois. Les chiffres sur votre relevé de compte ont changé, voilà tout. Mais ce qui est fait est fait. En revanche, confisquer de l'argent liquide ou des pièces d'or, réquisitionner des logements : c'est bien plus compliqué, long et dangereux.  Le Conseil Constitutionnel a validé la loi Sapin 2 avant Noël dans un véritable camouflet. Le gouvernement a dorénavant la possibilité légale de réquisitionner votre épargne, sur simple décision administrative et sans limite de durée. 1 600 milliards d'euros sont désormais à sa portée, d'un seul coup. Il ne peut certes pas encore les ponctionner légalement mais une étape importante a été franchie.  Alors oui, le pire n'est jamais sûr. Mais vous savez que n'importe quel gestionnaire vous dira de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier. Ils répètent tous le même mot : DIVERSIFICATION.  Eh bien aujourd'hui, laisser toute votre épargne sur des comptes en banque en France et sur des assurances vie en euros c'est d'une certaine manière mettre tous vos œufs dans le même panier. Olivier Perrin, Le vaillant petit économiste (photo, le figaro.fr)