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HAÏTI CHERCHE À TIRER SON ÉPINGLE DU JEU PANAMÉEN

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Les enseignes de banques ne se lisent plus au Panama. C’est très nombreux. À Panama City où les membres de la délégation commerciale de la Chambre de commerce et d’industrie haitiano-panaméenne [CCIHP] ont déposé leurs valises depuis le samedi 11 juin, les visites se suivent et ne ressemblent pas. Au pays des Panama papers, les Haïtiens qui commercent depuis des lustres avec ce pays cherchent à tirer leur épingle du jeu, dans la mode, la construction considérés comme porteurs. Très réceptive, la Chambre d’affaires [Camara de negocios] du Panama est jeune de par son existence, estime Pierre-Roger Chavenet, secrétaire général de la CCIHP. Cette chambre différente d’une chambre de commerce habituelle fait figure de facilitatrice pour aider les investisseurs à mieux faire des affaires au Panama. Camara de negocios dispose, entre autres, d’un staff juridico-légal pour aider les intéressés à ouvrir un compte. En dépit du statut de paradis fiscal, il est difficile pour eux d’y ouvrir un compte. Il existe plus de 100 banques du monde entier à Panama City, celles de la Chine, du Brésil, du Canada, des pays d’Amérique centrale. «Les autres chambres n’offrent pas le type de service fourni par la Chambre des affaires. Le directeur exécutif de Camara de negocios, Cesar Gálvez De Los Ríos, promet, lors d’une rencontre le lundi 13 juin 2016, de renforcer les liens entre les institutions des deux pays et les deux parties travaillent sur un partenariat. Cesar Gálvez De Los Ríos donne la garantie qu’Haïti figurera sur la liste des pays à visiter par les investisseurs panaméens. Dans le même ordre d'idées, le président exécutif de Ciudad Del Saber Jorge R. Arosemana s’est dit ouvert aux jeunes Haïtiens préparés dans le domaine informatique. Au début, incubateur d’entreprises, la CDS est devenue accélérateur d’entreprises, forte de son succès. Elle a des modules pour encourager l’entrepreneuriat féminin et la motivation. «Indicasat, une institution de Ciudad Del Saber [CDS], est prête à recevoir des professeurs haïtiens pour des programmes de doctorat et également des étudiants accompagnés de professeurs pour des stages. La gastronomie, la musique, la mode peuvent servir de plateforme en faveur des deux pays», a rassuré le président exécutif de Ciudad Del Saber, Jorge R. Arosemana. Ce don de l’armée américaine qui gérait le canal de Panama est un véritable village accordé en 2000. CDS ne reçoit pas un centime de subvention ni de l’État panaméen ni de l’État américain. Mais entièrement privé. Centre académique ouvert sur le monde presque dans tous les domaines, biotechnologie, software, technologies de l’information et la communication, entreprises, CDS a fait venir plusieurs universités étrangères, dont Florida State University, à Panama pour former les gens. Ciudad Del Saber [CDS] a été une base du commandement sud de l’armée américaine pendant 89 ans. À la suite de la restitution de l’espace à l’État panaméen en 2000, celui-ci a fait don des 120 hectares et de l’ensemble des bâtiments à la fondation CDS qui s’est orientée dans la recherche. Lors du tremblement de terre de janvier 2010, les Nations unies ont coordonné leurs actions pour Haïti à partir de CDS, avons-nous appris. Le mardi 14 juin 2016, à l’ambassade de Costa Rica au Panama, la délégation haïtienne a présenté les attraits d’Haïti et l’ensemble des possibilités d’investissements. Lil Marie Rodriguez, directrice du bureau chargé de la promotion du commerce au Costa Rica, a vendu son pays, l’ensemble des progrès accomplis dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de la construction et dans l’industrie pharmaceutique. Elle a profité pour lancer une invitation à prendre part à la grande foire de septembre 2016 qui se tiendra à San José, la capitale de ce pays d’Amérique centrale. Haïti a défendu le droit de vendre, au Costa Rica, des vêtements made in Haiti. Un peu plus tôt, le dimanche 12 juin, les membres de la délégation en général, et spécialement le designer haïtien Michel Chataigne, ont rencontré Sergio Arjona, designer de mode, professeur de mode à GANEXA à la Univesidad nacional de Panama. Le professeur ARJONA, comme son associé espagnol de Estudio CATORCE, pense que le Panama peut profiter de la créativité des Haïtiens dans la mode, la culture d'Haïti. La présence de Jean Sony Zulérion, propriétaire de BPX Super Tour à la mission commerciale au Panama, marque l’intérêt de cette institution pour le Panama. Cette institution a à son actif plusieurs tours organisés dans plusieurs pays comme la Guyane française, le Suriname. Établi depuis plus de trois ans, BPX Tours s’est dit intéressée aussi par le Panama dans l’organisation des activités similaires. Il va poser ses valises bientôt à Cuba (Santiaguero), le 22 juillet pour le carnaval de Cuba et Nu Look Cruise, un autre évènement du 23 au 30 octobre, à bord de l’Allure of the Seas, en partenariat avec la Royal Caribbean Cruise Line. L’ambassadeur d’Haïti au Panama, rappelé récemment, Mme Régine Lamur, confie au Nouvelliste que le Panama apporte tellement de changements dans sa législation que ça devient très difficile pour les migrants qui doivent débourser, après démarches, jusqu’à 2500 dollars pour une carte de résidence renouvelable. Nous avons appris dans la foulée que ce pays, devenu au fil des décennies une plateforme commerciale, est très prisée des migrants illégaux et autres personnes malintentionnées qui cherchent à atteindre les États-Unis et d’autres pays sud-américains. La représentation d’Haïti au Panama est celle aussi pour la Colombie, le Honduras, le Nicaragua et le Costa Rica. L’ambassade d’Haïti au Panama a reçu, lundi, la délégation commerciale qui a profité des échanges et de l’expertise des différents membres du personnel. Panama Cit
  AUTEUR Dieudonné Joachim djoachim@lenouvelliste.com