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Economie Française : Le jour de libération des contribuables français est le 27 juillet 2014.

Jour de libération Fiscale Contribuables Français 27 juillet 2014 (1)

Communiqué de presse de Contribuables Associés le 11 juillet 2014.

Jour de libération des contribuables : 27 juillet 2014

Cette année, les Français financeront par leur travail les dépenses publiques du 1er janvier au 26 juillet. Ils travaillent donc plus de la moitié de l’année (207 jours) pour financer les dépenses de l’Etat et des collectivités territoriales. Ce n’est qu’à partir du 27 juillet qu’ils pourront profiter librement de leurs revenus. C’est pourquoi ce sera « le jour de libération des contribuables » !

Depuis 1999, Contribuables Associés calcule chaque année le jour de libération des contribuables. Cet indicateur, calculé à partir des dernières données économiques publiées par l’OCDE, mesure le poids de la dépense publique par rapport au PIB. Cette année, elle représente 56,7 % du PIB. Rapporté au nombre de jours d’une année, c’est l’équivalent de 207 jours des richesses produites qui sont dépensées par l’Etat, la Sécurité sociale et les collectivités territoriales.

Des dépenses publiques en constante augmentation

Les dépenses publiques ont globalement augmenté de 58% depuis 2003. Etat, collectivités locales, dépenses sociales, tous les secteurs ont vu leurs effectifs croître et par voie de conséquence les frais de fonctionnement.

Jour de libération Fiscale Contribuables Français 27 juillet 2014 (2)La France : 3e pays le plus dépensier parmi les pays de l’OCDE

Les contribuables français sont parmi les plus mal lotis parmi les pays l’OCDE, puisque la France est au 3e rang des Etats les plus dépensiers. Seuls le Danemark et la Finlande restent plus dépensiers, ses contribuables n’étant libérés qu’au mois d’août.

« Alimentant la dette publique et l’explosion des prélèvements obligatoires, la dépense publique française est devenue un frein à la reprise économique » estime Benoîte Taffin, porte-parole de Contribuables Associés.

« En diminuant le pouvoir d’achat des Français, en pesant sur la productivité des entreprises, la dette contribue à détruire des dizaines de milliers d’emplois. Réduire la dépense publique est aujourd’hui une nécessité, une urgence. Le jour de libération des contribuables doit impérativement et rapidement être avancé au mois de juin »  conclut-elle.

Tract disponible sur le site internet de Contribuables Associés : Ici.

Source : Contribuables.org

Jour de libération fiscale : Français, travaillez pour vous ! par Contrepoints le 24 juillet 2014.

Jour de libération Fiscale Contribuables Français 27 juillet 2014 (3)

En dépit des appels à la « pause » fiscale, la France continue de détenir avec la Belgique le record de la taxation du salarié moyen.

Un communiqué de l‘ Institut économique Molinari.

Grâce à des données fournies par ERNST & YOUNG, l’Institut économique Molinari a calculé le jour de libération fiscale et sociale des 28 pays de l’Union européenne (UE).

La 5ème édition de cette étude montre que :

  • Le salarié français ne sera libéré de ses obligations fiscales et sociales qu’à partir du 28 juillet 2014, soit 2 jours plus tard que l’an passé.
  • La France est dans le duo des pays taxant le plus leurs salariés, tout juste derrière la Belgique.

Jours de libération fiscale et sociale 2014

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Principaux enseignements

Les prélèvements sur les salariés moyens continuent de croître sous l’effet des politiques d’austérité fiscale. Le taux d’imposition réel du salarié moyen atteint 45,27% en 2014 dans l’UE. Il a augmenté en moyenne de 0,21% sur un an et de 1,27% depuis 2010, date de la première édition de cette étude.

Derrière la moyenne se cache une évolution contrastée. Sur un an, 15 pays de l’UE participent à la hausse des prélèvements obligatoires et 9 à la baisse. Alors que certains pays continuent la politique de hausses de charges et d’impôts mise en place par les États européens suite à la crise financière de 2008-2009, d’autres font le chemin inverse.

La hausse la plus importante a eu lieu en Grèce, avec un taux de pression fiscale et sociale passant de 45,98% à 53,33%. La baisse la plus forte a eu lieu en Italie, avec une évolution de 52,12% à 49,55%.

Le salarié français est quasiment le plus pénalisé de l’Union européenne

Jour de libération Fiscale Contribuables Français 27 juillet 2014 (4)Comme l’an passé, les champions de la fiscalisation sont la Belgique et la France.

Les prélèvements obligatoires y représentent 59,60% et 57,17%, avec des libérations les 6 août et 28 juillet 2014. Suivent ensuite l’Autriche, la Hongrie, la Grèce, l’Allemagne. Les taux de prélèvements obligatoires y varient de 56,20% à 52,38% et les jours de libération fiscale et sociale s’y échelonnent entre les 11 et 25 juillet.

Le salarié moyen français est en théorie un des mieux payés (55 314 €), mais il est aussi particulièrement fiscalisé (31 62€). À elles seules, les charges sociales (27 710 €) représentent plus que son pouvoir d’achat (23 692 €), ce qui constitue le record de l’Union européenne.

L’ampleur des charges permet d’expliquer les tensions entre les employeurs et les salariés français. Les premiers raisonnent en termes de salaire complet, en ajoutant les charges patronales au salaire brut, alors que les seconds raisonnent en termes de pouvoir d’achat réel.

Les uns ont ainsi la légitime impression de dépenser beaucoup pour leurs salariés, tandis que ces derniers ont l’impression de ne pas toujours être récompensés à la hauteur de leur contribution.

Une absence de lien entre prélèvement et qualité des services publics

Nombre d’études montrent même que la France enregistre des scores moyens dans plusieurs indicateurs internationaux, en dépit de l’importance des prélèvements et des dépenses publics. C’est notamment le cas de nombre d’enquêtes axées sur la compétitivité :

  •  Lorsque la Banque mondiale classe les pays en fonction de la facilité d’y faire des affaires, elle positionne la France en 38ème position sur 189 pays (-4 positions par rapport à l’édition précédente). Au sein de l’UE, elle attribue à la France la 15ème position sur 28 (-1 position).
  • Le Forum économique mondial, quant à lui, classe la France 23ème sur 148 pays (-2 places). Au sein de l’UE, il met la France en 9ème position sur 28 (-1 place).

C’est aussi vrai d’indicateurs axés sur les prestations offertes ou la qualité de vie :

  • Les Nations unies classent la France en 20ème position sur 177 pays dans leur Indice de développement humain. La France, 8ème de l’UE, obtient une place qui n’est pas à la hauteur de ses dépenses publiques. Des pays ayant une pression fiscale moindre obtiennent en effet un IDH proche du notre (Autriche, Finlande, Slovénie, Danemark) ou significativement supérieur (Allemagne, Suède, Pays-Bas).
  • Même son de cloche du côté de l’OCDE. La dernière livraison de Better Life atteste aussi de performances médiocres. La moyenne des différents critères proposés par l’OCDE positionne la France 18ème sur 36 pays étudiés. Au sein de l’UE, la France est 11ème sur 21 États notés, plusieurs pays ayant une pression fiscale moindre ont aussi de meilleures performances (Irlande, Royaume-Uni, Luxembourg, Danemark, Finlande, Pays-Bas, de la Suède, Allemagne ou l’Autriche).

Tous ces éléments laissent à penser que la pression fiscale et sociale française ne s’explique pas par une offre plus attractive de prestations et qu’au contraire les prestations sociales et publiques françaises ne sont pas « bon marché ».

Citation de Cécile Philippe, directrice de l’Institut économique Molinari (IEM) et co-auteur

« La situation française est très inquiétante. En dépit des appels à la pause fiscale, la pression fiscale continue de croître. Les impôts pesant sur le salarié moyen augmentent significativement en France en 2014, contrairement à ce que l’on observe en Italie, aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne ou au Royaume-Uni.

En dépit de cette ponction sans précédent depuis 2010, les comptes publics restent déficitaires et la dette publique s’envole. La France, jadis vertueuse, est désormais dans le groupe des pays les plus endettés.

Incapable de se réformer, elle est perçue comme l’enfant malade de l’UE. D’où sa perte d’influence par rapport à nos voisins ayant réussi à remettre à plat leurs politiques et à baisser leurs dépenses publiques.», commente Cécile Philippe.

Ce communiqué renvoie à une nouvelle étude écrite par Nicolas Marques, Cécile Philippe et James Rogers de l’ Institut économique Molinari (Paris et Bruxelles) à partir de données publiées par Eurostat et l’OCDE. Les calculs des charges sociales ont été faits par ERNST & YOUNG Belgique.

Lire l'étude >> Source : Contrepoints