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LE CANAL DU NICARAGUA, PROJET PHARAONIQUE OU VASTE ESCROQUERIE ?

Promis par le président Daniel Ortega, qui brigue dimanche un quatrième mandat, cet ouvrage devant relier l’océan Pacifique à l’Atlantique est dans les limbes. Le concessionnaire hongkongais HKND n’a quasiment rien fait depuis deux ans. canal-du-nicaragua

C’est près de Brito, sur la côte pacifique du Nicaragua, que doivent commencer les travaux du canal interocéanique.The Washington Post/Getty Images

Deux perforeuses de puits trônent à l’entrée de la ferme Santa Adela, près de la bourgade de Brito, sur la côte pacifique du Nicaragua. C’est là que doivent débuter les travaux du canal interocéanique promis par le président Daniel Ortega, qui brigue, dimanche 6 novembre, un quatrième mandat. La concession a été attribuée en 2013 à l’entreprise hongkongaise HK Nicaragua Canal Development Investment (HKND), appartenant à Wang Jing, un milliardaire chinois.

Fin 2014, celui-ci est venu lancer les premiers travaux de ce futur ouvrage reliant les océans Pacifique et Atlantique, trois fois plus long (278 kilomètres) et deux fois plus profond (27 à 30 mètres) que celui de Panama. A Santa Adela, des pelleteuses ont ouvert un passage jusqu’à la mer. Mais, depuis, la nature reprend ses droits sur ce chemin de terre de 4 mètres de large qui mène à la plage de Brito, où un port en eau profonde doit voir le jour, et la ferme est envahie par la forêt tropicale.

De quoi s’interroger sur ce projet titanesque, évalué à 50 milliards de dollars (45 milliards d’euros, soit quatre fois le produit intérieur brut nicaraguayen) : vaste escroquerie ou réel et ambitieux projet destiné à concurrencer le canal de Panama, récemment élargi ?

« Des ouvriers sont venus il y a quinze jours pour faire un trou »,assure un employé de la ferme voisine, Miramar, qui précise qu’un avion et un hélicoptère ont survolé la zone cinq mois plus tôt afin de prendre des mesures. Des perforations ont été réalisées dans le sol puis rebouchées par des plaques... LE MONDE ECONOMIE | Par Frédéric Saliba (envoyé spécial au Nicaragua)