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LE NOUVEAU CANAL DE PANAMA ACCENTUE LA SURCAPACITÉ …

L'agrandissement du canal de Panama a pour effet de pousser dehors les porte-conteneurs panamax majoritairement jeunes et affrétés, qui se retrouvent sans emploi et participent à la surcapacité, d'après Alphaliner.

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© CSSD

L'ouverture des nouvelles écluses du canal de Panama a pour conséquence la mise à l'index des navires de l'ancienne catégorie des panamax. Depuis le lancement, le 26 juin dernier, de l'ouvrage élargi, plus de la moitié des porte-conteneurs de cette catégorie a été retirée des services transpanaméens. Sur les 221 unités de 4.000 à 5.300 EVP qui y étaient alignés il y a encore cinq mois, il n'en reste plus que 101. Cette fuite va se poursuivre avec, selon les relevés d'Alphaliner, 30 à 40 panamax supplémentaires qui seront sortis de ces routes maritimes d'ici la fin du premier trimestre 2017. « Les propriétaires de navires non opérateurs vont porter le poids de ces redondances car les compagnies maritimes restituent leurs navires affrétés à un rythme inédit. Ces unités forment ainsi l'essentiel de la flotte désactivée »

Trop jeunes pour être démolis ?

Alors que 50 panamax ont été vendus pour démolition depuis le début de l'année, 96 de ces navires sont aujourd'hui inemployés. "Il faudrait encore faire démolir 100 panamax pour rééquilibrer l'offre et la demande en réduisant leur nombre à moins de 470 – actifs et inactifs compris –, contre 670 il y a quatre ans, estime Alphaliner. Seule une réduction drastique pourrait faire décoller les taux du plus bas historique où ils se trouvent, soit 4.200 à 4.500 dollars par jour".

 

"Seule une réduction drastique de la flotte pourrait faire décoller les taux"

Selon le consultant, une telle tendance implique de mettre au rebut des navires d'à peine 10 ans à la veille de leur deuxième visite spéciale, que certains armateurs à court de trésorerie ne peuvent plus payer. "Certains peuvent être tentés d'attendre que les prix de vente aux chantiers de démantèlement augmentent. Il est aujourd'hui de 300 dollars la tonne contre plus de 500 en 2008 et 2011". Pour Alphaliner, il existe un paradoxe à ce que la flotte de panamax, plus récente, soit détenue en majorité par les armateurs non opérateurs alors que l'essentiel des vieux maxipanamax de plus de 273 mètres de long – "qui feraient les meilleurs candidats à la démolition" – est aux mains des transporteurs. Ces derniers possèdent où affrètent à long terme 68 de ces 78 navires de 14 ans de moyenne. Le consultant imagine une solution qui consisterait pour les opérateurs à envoyer à la déconstruction leurs maxipanamax les plus âgés pour les remplacer par des jeunes panamax plus économiques et achetés à bas prix aux affréteurs. Mais Alphaliner sait que l'idée a peu de chance d'être suivie tant que les taux d'affrètement restent "ultra bas" à cause de la surcapacité.

 

Franck André