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PANAMA 2017 SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE

PANAMA 2017 SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE

PANAMA 2017 SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE



Description de la structure de l’économie


Dollarisée depuis sa création (1904), l’économie panaméenne s’est longtemps caractérisée par sa stabilité macroéconomique et sa faible inflation.
La rétrocession du Canal a engendré un regain de croissance nourri des investissements publics.

Entre 2005 et 2012, la croissance a atteint près de +9% en moyenne. Contre +4,85% pour le Costa Rica voisin à population légèrement supérieure. L'économie panaméenne se caractérise par ses piliers fondamentaux. Que sont le canal, la zone franche de Colon, le centre bancaire et les hubs logistiques portuaire et aérien.

L'essentiel de l'activité économique du pays (80%) se concentre dans la capitale et sa grande agglomération. Où s'activent 85% des entreprises de services et 60% de la population. Les nouveaux secteurs en croissance sont le tourisme et l’exploitation minière qui devrait progresser de +10% par an environ. Mais aussi l'immobilier et le secteur bancaire. Les secteurs traditionnels de l'économie devraient poursuivre leur expansion. Même si on note un excès d'offre dans l'immobilier haut de gamme.

Le PIB/hab. nominal (13 000 USD en 2015), est l’un des plus élevés d’Amérique latine. (Selon le FMI, il est de 21 765 USD en ppa, soit le 3ème d’Amérique latine, derrière ceux du Chili, de l’Argentine et de l’Uruguay).

Il masque cependant toujours la dualité de l’économie et les disparités persistantes de revenus. L’IDH atteint 0,765 en 2014 contre 0,666 en 1990. La pauvreté est passée de 33% en 2008 à 25,8% en 2013. Tandis que l’extrême pauvreté a atteint 10% (contre 16% en 2008). Les inégalités restent très élevées avec un coefficient de Gini de 51,9% en 2010 contre 55% en 2004. L’absence de véritable politique agricole a également nourri un exode rural vers la capitale des populations les plus vulnérables. Le secteur informel progresse depuis un an et occupe plus de 40% de la population active.




Eléments d’analyse conjoncturelle


La croissance 2016 s’est fixée à +4,9%, en baisse sensible par rapport à 2015 (+5,8%) et aux prévisions initiales de +6,3%. Elle s’explique principalement par la baisse d'activité de près de 10% du Canal. Et de la Zone Franche de Colon liée au ralentissement économique international et particulièrement de ses voisins.

Le PIB est passé de 13 Md USD en 2003 à 55 Md USD en 2016. Les revenus du secteur public non financier (SPNF) ont bondi de 2,8 Md USD à 11,6 Md USD entre 2003 et 2016. Et les dépenses ont atteint 12,9 Md USD en 2016, contre 3,5 Md USD en 2003. L'investissement total représentait 15,7% du PIB en 2002. Et atteignait 29,8% en 2014. Sa composante publique pesant 7,1% du PIB en 2016.

Les IDE ont atteint 4,5 Md USD en 2015 et 5,2 Md USD en 2016, en hausse de 16 %. Ils permettent de couvrir un déficit de compte courant récurrent mais en diminution, (-5,6% du PIB en 2016 pour -6,5% en 2015), résultant de la balance commerciale déficitaire d’un pays à faible production de biens mais également en nette amélioration : -15,9% du PIB en 2016 contre -18,6 % en 2015 et -21% en 2014. Pour le FMI ce déficit est amené à se réduire, en raison d’un ralentissement de la croissance et des grands travaux publics qui vont peser sur les importations et d’exportations de cuivre qui vont monter en puissance.

Le pays est en situation de quasi plein emploi (taux de chômage de 5,8% attendu pour 2016) et la main d'œuvre qualifiée manque dans de nombreux secteurs.




Politique économique


Alors que l’inflation avait toujours été historiquement basse (+2,63% en moyenne entre 1961-2004), elle a atteint +4,45% en moyenne entre 2005-2012. Dont +8,75% en 2008, un chiffre seulement dépassé au cours des deux chocs pétroliers. Avec la baisse de la croissance et des prix du pétrole, la hausse du dollar et le contrôle des prix d’un panier de base de la ménagère surpondéré, elle s’est établie officiellement à +0,7% en 2016, à comparer à +0,2% en 2015.

Après deux années successives de baisse (-12,4%) en raison de sous-exécution et de souci de lutte contre la corruption, l’investissement public est reparti à la hausse en 2016 mais n’a pas permis de maintenir la croissance à ses niveaux antérieurs.

Les dépenses d’investissement du SPNF ont ainsi progressé de 8,5% à 3,9 Md USD en 2016. Le déficit public qui était devenu progressivement source d’inquiétude auprès des économistes. Dans un pays où la monétisation de la dette est irréalisable et où un éventuel défaut le priverait des investissements étrangers pour soutenir sa croissance, peine à se résorber.

Une loi de responsabilité budgétaire et sociale a été mise en place en 2009. Elle fixe un seuil de dette publique maximale de 40%. Et le gouvernement a relevé systématiquement depuis 2009 le plafond du déficit de l’Etat central qu’elle prescrit. Et qui doit s’établir et se stabiliser à -1% du PIB en 2017. Le déficit de l’Etat central s’est creusé à -4,4% du PIB en 2016. Quand celui du SPNF se réduisait à -1,5% grâce à un tirage de 1% du PIB sur le Fonds d’épargne souverain.

Par ailleurs, la dette publique continue d’augmenter à 39,1 % du PIB en 2016. Mais elle ne prend pas en compte les émissions garanties par l’État de 3 entreprises publiques autonomes ni les engagements différés sur le moyen terme, au titre de projets dit « clés en main » qui la porteraient à 45,2% du PIB. Le gouvernement anticipe qu’elle restera stable en 2017. La limite de 40% concernant la dette nette. Les autorités continuent de considérer qu’elles ne violent pas cette règle.

La fiscalité



A contrario, la fiscalité offre aux recettes publiques une marge de progression importante. Partant d’un taux de pression fiscale actuellement de 12,8 % du PIB et du fait que 88,1% de sa dette est à taux fixe ce qui la met à l’abri d’une hausse brutale des taux. Des retards dans l’agrandissement du Canal couplés à une baisse d’activité ont cependant mis à mal les projections budgétaires prévues par les autorités (-2,6 Md USD sur 2015-2018). Le Canal contribue directement à 10% des recettes budgétaires tandis que l’ensemble des activités logistiques et communications représente 20% du PIB.




Secteur bancaire


Le secteur bancaire reste solide tandis que le pays se financiarise lentement et s’impose de plus en plus comme un centre financier régional important. Les banques panaméennes (y compris étrangères qui investissent dans la région) sont bien plus exposées à un éventuel risque financier externe. En cas de crise financière importante à l’étranger, les pertes atteindraient près de 4% du PIB et le crédit se raréfierait avec des baisses jusqu’à -15%. Un cas unique dans la région.

Au niveau interne, la dette des ménages est élevée pour un pays en développement, à 40% du PIB. Le secteur est très exposé au ralentissement régional et à la force de l’USD qui peut affecter la consommation interne et l’investissement. Deux des moteurs de l’économie que sont l’immobilier et la construction pourraient être particulièrement touchés. Etant donné le poids de la demande étrangère dans ces secteurs, on peut s’inquiéter de pertes potentielles des promoteurs en cas de baisse de la demande. Alors même qu’on observe un excès d’offre dans l’immobilier et le tourisme haut de gamme.

Le ratio de liquidité est satisfaisant, à 16,8 % fin 2015. Le taux de créances douteuses est faible et stable à 1,2 %, provisionné à 78,8 %. Le ratio de capital sur les actifs risqués est confortable à 14,8 %. La profitabilité des banques progresse régulièrement. En 2015, les bénéfices du Centre Bancaire International (CBI) ont atteint 1,6 Md USD. Soit une hausse de +3,7% par rapport à 2014. L’activité du CBI progresse également. Ses actifs ont connu une croissance de 9,3 % entre 2014 et 2016. Passant de 108,6 Md à 118,5 Md USD.




Perspectives et réformes structurelles


Les investissements publics se sont inscrits dans un programme de grands projets d'infrastructures, du plan stratégique national du développement du pays. Ce plan 2009-2014 visait à renforcer la compétitivité du pays dans son rôle de plateforme régionale des affaires et de hub aérien. Modernisation et extension de l'aéroport international de Panama, et développement de la compagnie Copa Airlines. Le plan « 2015-2019 », de 19,5 Md USD, élaboré par la nouvelle administration, se situe dans le prolongement du précédent. Mais avec un accent particulier sur l’éducation, l’accès à l’eau et la santé.

Le secteur éducatif panaméen a été pointé du doigt en 2009 pour les mauvais résultats des élèves. (62ème sur 65 en lecture, 64ème en mathématiques et 62ème en sciences). Pour parer aux carences en personnel qualifié sur le marché du travail (déficiences du système éducatif), le gouvernement a commencé à flexibiliser ses règles migratoires en vue d’importer de la main d’œuvre étrangère qualifiée. Une tendance diversement appréciée du corps social.

La Panama et le monde



Le pays s’intéresse à l’Alliance du Pacifique mais hésite à en accepter ses acquis. Un accord de libre-échange avec le Mexique a été conclu et peut ouvrir la voie à une adhésion prochaine. Alors que l’accord avec la Colombie n’est toujours pas ratifié. Les accords de libre-échange avec les Etats-Unis, le Pérou et le Canada sont entrés en vigueur en 2012. Le volet commercial de l’accord d’Association UE-Amérique centrale est, lui, entré en vigueur au Panama le 1er août 2013. Un autre accord a été finalisé avec Israël. Et les négociations Amérique centrale-Corée sont stabilisées et en attente de signature.

Le pays a été difficilement admis au passage en phase 2 du Forum mondial sur la transparence fiscale de l’OCDE. Les révélations des « Panama Papers » ont dévoilé les pratiques des avocats d’affaires panaméens. Et le pays a été rétabli sur la liste française des Etats non coopératifs. Les effets « réputationnels » directs sur l’économie panaméenne sont pour l’heure peu sensibles. Ces évènements ont cependant conduit les autorités à réagir. Panama a ainsi ratifié la convention d’assistance administrative mutuelle (MAC) pour l’échange d’informations fiscales. Et deux lois fondamentales pour permettre la transparence financière sont entrées en vigueur cette année. Plusieurs évaluations critiques vont avoir lieu en 2017 au regard de la coopération fiscale et de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.






Publié le 13 mars 2017 par Trésor public

http://www.tresor.economie.gouv.fr/16014_situation-economique-et-financiere-du-panama-au-debut-2017