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Revue de Presses : Bocas del Toro, un nouveau paradis pour les Snowbirds. Article de Marc Allard pour le “Soleil”.

Plusieurs fois par semaine, Robert Bezeau s'amuse à vérifier jusqu'où le mercure a dégringolé au Québec. Puis, il éteint son ordinateur, s'étire devant la mer des Caraïbes et laisse le soleil de Bocas del Toro lui rappeler que le froid ne se rend jamais jusqu'ici.

Sans vouloir me narguer, bien sûr, le semi-retraité de 61 ans m'a décrit son petit rituel la veille de mon départ. Ce jour-là, comme les six autres jours du début février où j'ai remercié le ciel dégagé du Panamá, je n'avais qu'à sortir dehors pour faire le plein de vitamine D.

Après une semaine, mon teint hivernal avait quand même réussi à garder le dessus. Robert, lui, avait la peau parfaitement grillée. Avec son garçon, Stéphane, il vit depuis près de trois ans ici. Le père et le fils se sont lancés en affaires à Isla Colón, la principale île de l'archipel, où ils gagnent leur vie dans l'importation, le transport maritime et la construction.

De plus en plus d'étrangers

Depuis quelques années, les étrangers sont de plus en plus nombreux à visiter ce joyau des Caraïbes, à 32 km de la frontière costaricaine, et à s'y installer. «Au Québec, ce n'est pas encore très connu», remarque Robert. «On devrait lâcher la Floride un peu... C'est ici, le paradis!»

L'archipel attire tout de même un nombre croissant de Québécois, constate M. Bezeau. Un jour, l'entrepreneur rêve d'acheter un grand terrain sur une des six îles principales de l'archipel, pour regrouper tous ceux qui connaissent Bonhomme Carnaval.

Sans compter les cinq gars assoiffés de Cuba libre (le rhum and coke local) avec qui j'ai fait ce mémorable voyage, j'ai rencontré là-bas près d'une vingtaine de gringos fleurdelisés, originaires de Montréal, de Québec ou même de Havre-Saint-Pierre.

Parmi eux, des exilés qui ont fui le stress du métro-boulot-dodo pour cet archipel où le mot tranquilo s'est réincarné en une sorte de mantra; des snowbirds plus ou moins avoués qui se sont rapprochés de l'équateur pour être certains d'échapper au froid; ou tout simplement des touristes de passage pour une ou deux semaines, comme moi.

Au départ, la plupart de ceux qui arrivent à Bocas del Toro sont attirés par les motifs plus ou moins vagues qui nous incitent habituellement à faire un voyage dans le Sud : le soleil, les fameuses «plages de sable fin» et les «eaux cristallines» dont toute bonne destination soleil doit se vanter.

Pas vraiment Cancún...

À cela s'ajoutent les raisons qui ont fait du Panamá la nouvelle destination soleil en vogue : l'abondance de la nature, la sécurité des villes, le coût relativement faible de la vie en dollars US et les vols abordables.

Ceux qui s'attendent à retrouver l'univers d'un Cancún ou d'un Punta Cana à Bocas  del Toro devront toutefois ajuster leurs Ray-Ban. Comme me l'a dit Johell Lajoie, le Montréalais propriétaire du Empresa, rhum & pub, sur l'Isla Colón : «À Bocas, tu vois pas mal plus de surfeurs et de backpackers. Sinon, ça s'en va beaucoup plus vers l'écotourisme

En effet, Bocas del Toro est une de ces destinations soleil de plus en plus rares à ne pas avoir cédé son âme au développement touristique. Les resorts sont peu nombreux. À Isla Colón, du moins, vous trouverez beaucoup plus facilement une auberge de jeunesse ou une maison sur pilotis qu'un hôtel cinq étoiles. Ceux qui cherchent le luxe et la tranquillité dans un coin retiré se tourneront plutôt vers l'écotourisme (voir l'autre article).

Voyageant avec une gang de gars, dont un qui va bientôt se marier, disons que pour nous, la tranquillité n'était pas vraiment au programme. Après avoir fait la fiesta à Isla Colón, on revenait aux petites heures dans la grande maison sur pilotis où nous habitions, dans un secteur assez dense de l'île de Caranero. Nos voisins étaient des familles panaméennes de Bocas del Toro, dont les enfants et les ados venaient jouer avec nous au volleyball en fin d'après-midi.

Chaque jour, nous faisions des allers-retours entre les îles en bateau-taxi, ces petites embarcations à moteur qu'il suffit de héler du bout d'un quai. Pour pas cher, les chauffeurs vous emmènent où vous voulez dans cet archipel où il semble toujours y avoir un nouveau coin de paradis à explorer.

À l'ombre de la jungle

Lors de ma dernière journée à Bocas, par exemple, j'ai visité celui où se réveille quotidiennement Claude Aubin. Depuis plusieurs mois, la Montréalaise de 56 ans vit dans la splendide maison que son fils a achetée à Isla Bastimentos.

Cette île, où règnent la forêt tropicale et les mangroves, est encore presque entièrement à l'état sauvage. Comme il n'y a pas de réseau d'aqueduc, Claude doit accumuler suffisamment d'eau de pluie lorsqu'elle veut faire son lavage. Pour les courses, elle doit se rendre en motomarine jusqu'à Isla Colón.

Même si elle habite pour le moment seule dans la maison, Claude préfère de loin se reposer à l'ombre de la jungle que de rentrer dans la métropole. Ses journées sont toujours bien remplies, mais jamais stressantes. Ici, les Québécois sont d'ailleurs beaucoup plus relax que chez eux, souligne Claude.

Il n'y a qu'un seul inconvénient à Bocas del Toro, remarque-t-elle. «Il faut s'habituer : les gens arrivent... et les gens repartent.»

Pour s'y rendre

Pour se rendre à Bocas del Toro, le plus rapide est de prendre un autre avion. Le seul aéroport de l'archipel, à Isla Colón, n'accueille pas de vols internationaux, sauf du Costa Rica voisin.

Du Québec, votre avion atterrira probablement à l'aéroport Tocumen, à 24 km de Panamá City. Il faut ensuite se diriger vers l'aéroport Albrook, situé tout près du centre-ville de la capitale panaméenne. De là, deux compagnies vous amènent à Bocas del Toro, AirPanama et Aeroperlas, pour environ 100 $US l'aller et le même prix au retour.

L'autre moyen est de louer une voiture et de prendre la route entre Panamá City et la ville d'Almirante, d'où on prend le bateau pour Bocas del Toro. Vous attendent une à deux journées de voiture du Pacifique à la mer des Caraïbes.

Profitez-en pour arrêter voir les magnifiques plages du côté Pacifique. À mi-chemin, vous pouvez aller dormir dans les montagnes à Boquete, une petite ville réputée pour son café et située tout près du volcan Barú, le sommet le plus élevé du Panamá. Les routes sont sinueuses et souvent mal entretenues jusqu'à Almirante, mais le paysage est formidable.

Bocas del Toro est une destination de plus en plus prisée des amateurs d'écotourisme. Pendant une semaine, vous restez dans une petite cabane de luxe sur pilotis, appelée cabaña. Devant vous, la mer des Caraïbes, derrière, la luxuriante forêt tropicale. Le jour, vous faites du kayak, de la randonnée en forêt, du surf ou d'autres activités de plein air. Ou vous lisez votre bouquin dans une paix royale, bercé par la brise maritime. Tout au long de votre séjour, vous savourez la fine cuisine locale, des fruits exotiques qui poussent juste à côté ou des langoustes fraîchement pêchées près de votre île.

C'est alléchant. Mais il faut mettre le prix : environ 300 $ par jour par personne, excluant le billet d'avion.

Article de Marc ALLARD pour le "Soleil"

Source : lapresse.ca

Ci dessous, une plage paradisiaque de Boca del Toro.