Le PANAMA est le pays idéal pour votre "FUTURE NOUVELLE VIE" pour vous et votre famille.

PANAMA PAPERS : LA FRANCE LANCE 560 CONTROLES FISCAUX…

Notre commentaire :

Quand on fait les choses, il vaut mieux les faire bien et comme dit le dicton populaire « on ne peut pas avoir le beurre et l’ argent du beurre »

Ces personnes qui se sont fait prendre les doigts dans le pot de confiture ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes, il leur aurait simplement fallu prendre une carte de résident panaméen et séjourner 6 mois et un jour hors de France dans le courant d’une année pour ne plus être redevable de l’impôt en France.

Soyons clair, quand nous parlons de 6 mois et un jour hors de France, nous ne parlons pas de 6 mois et un jour au Panama, cela peut être un mois à Miami, un mois à Londres, un mois au Maroc, etc….

Bon c’est un fait que sur ces 560 personnes ou sociétés contrôlées, toutes ne seront pas redressées, il s’agit aussi d’effets d’annonces gouvernementales destinées à impressionner les futurs candidats à l’évasion, et je ne parle pas uniquement d’évasion fiscale, je parle aussi d’évasion tout court d’un pays qui est devenu un enfer fiscal, la France…

Souvenez-vous au début de cette affaire « des Panama Papers » l’état français parlait de plus de 1000 dossiers à traiter à raison de 100 appels journaliers à Bercy de repentis fiscaux qui souhaitaient rentrer dans le rang, rapatrier leurs fonds en France et s’acquitter des lourdes amendes que le fisc français allait leur infliger, aujourd’hui nous parlons au final de 560 dossiers, ou sont donc passés les 500 dossiers manquants, peut-être des amis politiques ou des industriels acoquinés au pouvoir en place, dans tous les cas ils leur aura fallu pas mal de mois pour faire leur petit ménage interne, Car Monsieur Sapin à l’époque nous avait parlé de 100 appels/jour de ces repentis et donc l’affaire aurait pu être réglée en moins d’une semaine par ses services ultra compétents et curieusement des mois après, l’affaire des sanctions continue de faire la une comme si le gouvernement voulait continuer à terroriser les candidats à d’ éventuels transferts voir délocalisations.

Concernant les paradis fiscaux, qu’attend donc la France pour enquêter sur les comptes ouverts par des ressortissants français au Delaware (état des états unis d’Amérique), paradis fiscal bien connu et d’autres états comme les Bahamas, le Texas etc etc.. Mais curieusement, là, chez notre allié et grand frère Américain, on ne touche pas, pas d’enquête, rien, le vide, c’est bizarre….. Et pourtant les comptes en banque là bas s’ouvrent en 20 minutes et en moins d’une heure vous avez chéquier, CB et tout l’attirail du parfait fraudeur défiscalisateur.

Et pour finir que feront des sociétés comme Total (dont l’état français est actionnaire), et d’autres Multinationales françaises installées au Panama depuis de nombreuses années, de leurs somptueux bénéfices, vont-ils les rapatrier en France afin de payer l’impôt sur les bénéfices ou vont-ils les investir dans des comptes offshore, à Aruba, aux îles vierges britanniques, à Singapour, aux Bahamas et j’en passe, je vous laisse deviner la suite……

La direction VAP

La France lance 560 contrôles fiscaux sur la base des «Panama papers»

L’administration fiscale va vérifier la situation des contribuables français apparaissant dans l’enquête des « Panama papers ».

michel-sapin

A droite, Michel Sapin, ministre de l’économie et des finances, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat au budget et aux comptes publics. CHARLES PLATIAU / REUTERS

Bercy va contrôler la situation fiscale de 560 contribuables français, sur la base des révélations des « Panama papers », a appris Le Monde, mercredi 16 novembre. L’information est jusqu’ici restée confidentielle, alors que plusieurs pays étrangers ont fait connaître leurs intentions, tels le Danemark (600 contrôles envisagés) et l’Islande (108 enquêtes lancées)… Ainsi, sept mois après la publication de l’enquête coordonnée par le Consortium international des journalistes d’investigation, l’ICIJ, l’administration fiscale française a terminé son travail d’examen des données dévoilées par les « Panama papers ». Les services fiscaux vont donc procéder à la vérification de la situation fiscale de plus de 500 personnes, susceptibles d’avoir fraudé en cachant de l’argent offshore, derrière le paravent de sociétés-écrans. « Les contrôles ont commencé, il s’agit de passer au scanner l’ensemble des dossiers », précise Christian Eckert, secrétaire d’Etat au budget. Ces sociétés-écrans ont en commun d’avoir été mises sur pied par le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Elles n’ont pas été forcément créées au Panama, mais dans d’autres paradis fiscaux dans lesquels ce cabinet a des activités : îles Vierges britanniques, Seychelles, Bahamas, Singapour Lire aussi : Bruxelles veut accélérer l’harmonisation fiscale

724 dossiers impliquant le Panama

Si le grand public a découvert le Panama, en tant que centrefinancier opaque, à l’occasion des « Panama papers », ce petit Etat du sud de l’Amérique centrale n’était pas franchement inconnu de Bercy et des autorités anti blanchiment, du fait de sa complaisance envers l’argent de la fraude fiscale ou d’autres activités criminelles (trafics de diamants, de drogue, d’armes…). Pour preuve, selon un recensement effectué après la sortie des « Panama papers », la cellule de Bercy spécialement créée, en 2013, pour favoriser le rapatriement en France d’avoirs dissimulés à l’étranger – le service de traitement des déclarations rectificatives (STDR) – avait déjà, dans son stock de dossiers de régularisation, 724 dossiers impliquant le Panama… Sept cent vingt-quatre dossiers sur un total de 47 800, possédant un lien avec le pays (avoirs sur place ou intermédiaire basé dans la ville de Panama) et représentant 3,8 milliards d’euros d’avoirs rapatriés pour 1,2 milliard d’impôts et de pénalités récupérées. Une somme coquette, pour un budget de disette. Lire aussi : Le Panama « est en train de changer radicalement », selon l’OCDE

6,7 milliards d’euros récupérés depuis 2013

Comme les précédents scandales révélés depuis 2013 par l’ICIJ et ses partenaires, dont Le Monde (« Offshore Leaks », « LuxLeaks », « SwissLeaks »), les « Panama papers » d’avril contribuent à nourrir le flot de régularisations fiscales engagées en Europe depuis la crise de 2008 et le durcissement de ton des Etats face à la fraude. Ces affaires poussent les fraudeurs à se dévoiler. En France, le bilan du STDR est largement positif. Cette année, selon le dernier relevé arrêté fin octobre, validé par Bercy, ces régularisations ont déjà rapporté plus de 2 milliards d’euros en impôts et pénalités à la France, sur les 2,4 milliards prévus dans le budget. Ce qui fait grimper à 6,7 milliards d’euros le montant total récupéré depuis la création du STDR en 2013… et à 29,4 milliards le total des avoirs ainsi rapatriés. Des avoirs qui viendront, à l’avenir, grossir l’assiette de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur la fortune en France

Anne Michel ( Le Monde)