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LE PANAMA RIPOSTE APRES QUE LA FRANCE A REINSCRIT LE PAYS SUR SA LISTE DES PARADIS FISCAUX

Les Echos | Le 05/04 à 15:52, mis à jour à 20:40

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Panama_Paradis_Fiscaux La France avait retiré le Panama de sa liste de territoires non-coopératifs le 1er janvier 2012 - Sipa 1 / 1

Le gouvernement panaméen a annoncé qu’il allait prendre des « mesures de rétorsion » envers Paris. Pour Michel Sapin, le Panama avait fait croire à tort qu’il était « en capacité de respecter les grands principes internationaux ».

Et vient le temps des menaces. Quelques heures après que le ministre des Finances Michel Sapin a assuré que la France allait réinscrire le Panama sur sa liste des Etats et territoires non coopératifs (ETNC) en matière fiscale, le gouvernement panaméen a fait savoir qu’il envisageait des représailles économiques à l’égard de Paris. « Au Panama, il existe une loi qui prévoit des mesures de rétorsion contre les pays qui incluraient le Panama sur les listes grises », a déclaré lors d’une conférence de presse le ministre de la présidence, Alvaro Aleman.

Pour Michel Sapin, le Panama a fait croire à tort qu’il était « en capacité de respecter les grands principes internationaux », a expliqué le ministre à l’Assemblée nationale à la suite des révélations faites dans le cadre du scandale des « Panama papers ». « Il y a déjà des poursuites aujourd’hui engagées contre un certain nombre des personnes qui ont déjà été nommées à la suite de ces révélations. Toute autre personne qui viendrait à notre connaissance sera poursuivie par les voies légales, parce que la fraude fiscale est insupportable, plus encore aujourd’hui, au moment où beaucoup de Français sont dans la difficulté », a-t-il souligné.

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Comble de l’ironie, il y a moins de deux mois, Dulcidio de la Guardia, le ministre de l’Economie du Panama avait fêté comme « un triomphe » la sortie du pays de la liste grise du Groupe d’action fianncère sur le blanchiment des capitaux (Gafi), basé à Paris. Sur une vidéo mise en ligne par l’ambassade du Panama, le secrétaire exécutif du Gafilat, l’antenne latino-américaine de l’institution, l’Argentin Esteban Fullin, félicitait alors le Panama « pour tous les progrès accomplis ».

La finance représente 80 % du PIB du Panama

La France avait de son côté retiré le Panama de sa liste de territoires non-coopératifs le 1er janvier 2012, après la signature d’une convention avec les autorités panaméennes sur la lutte contre l’évasion fiscale. Mais en décembre 2015, lors de l’actualisation de sa liste des paradis fiscaux, Bercy avait précisé rester « très attentif à l’évolution des échanges » avec ce pays, jugeant « pas satisfaisante » sa coopération vis-à-vis des « demandes d’information des autorités françaises ».

Le Panama, pays d’Amérique centrale fréquemment secoué par des scandales de corruption, se trouve dans l’oeil du cyclone médiatique depuis les révélations d’évasion fiscale à grande échelle dans le cadre des « Panama Papers », impliquant des hauts responsables politiques, sportifs ou milliardaires. Ce petit Etat de quatre millions d’habitants est le siège de nombreuses compagnies off-shore. Son secteur financier florissant représente, en comptant les revenus issus du célèbre canal de Panama, près de 80% du PIB.

La Commission européenne a intégré ce pays dans une liste de 30 paradis fiscaux en présentant en juin 2015 son plan de lutte contre l’évasion fiscale des entreprises multinationales.

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