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Revue de Presse : Le projet titanesque d’un second Panama – La Croix le 2 novembre 2014.

Projet titanesque d'un second Panama avec le Projet de Canal au Nicaragua - Actualité Vivre-au-panama.om (1)

Le Nicaragua songe à un concurrent pour le canal centenaire. Le projet a été approuvé par l’Assemblée du pays, mais peine à convaincre les experts.

Long de 280 kilomètres, autrement dit plus de trois fois plus grand que le canal de Panama, le canal de Nicaragua est bien le plus ambitieux des projets de corridor interocéanique étudiés à l’heure actuelle. Sur le papier, il n’apporte pourtant rien de neuf, puisqu’il reliera, comme son illustre voisin, les océans Pacifique et Atlantique.

Sauf que le Nicaragua, deuxième pays le plus pauvre d’Amérique derrière Haïti – 40 % des habitants vivent avec moins de 1,50 € par jour –, espère tirer parti de cette nouvelle voie maritime. Mais son coût apparaît démesuré : il correspond à quatre fois la richesse annuelle (le produit intérieur brut) du pays.

Projet titanesque d'un second Panama avec le Projet de Canal au Nicaragua - Actualité Vivre-au-panama.om (2)Une société chinoise, HK Nicaragua Development, s’est pourtant engagée à investir 40 milliards de dollars (29,5 milliards d’euros) dans ce projet, approuvé en juillet dernier par l’Assemblée nationale nicaraguayenne. Le début des travaux est prévu pour décembre prochain, la fin pour 2019 et l’entrée en fonction pour 2020.

Outre le creusement d’une voie d’eau large de 230 à 530 mètres à travers forêts et zones humides, un axe ferroviaire, un aéroport, un oléoduc et deux ports en eaux profondes devraient également être construits. L’un des principaux enjeux de l’aménagement de ce canal sera de s’adapter au lac Nicaragua, qu’il devrait traverser de part en part. Encore appelé lac Cocibolca, c’est le deuxième plus grand lac d’eau douce d’Amérique latine et l’une des plus importantes réserves d’eau potable du pays. D’ici à la fin de l’année, des études d’impact seront menées, et les promoteurs devront convaincre des faibles répercussions du projet sur l’environnement du lac.

En France, les spécialistes du trafic maritime restent dubitatifs quant au bien-fondé d’un tel projet, alors que le canal de Panama est précisément en train de s’élargir. « Pour l’instant, cela ressemble surtout à des gesticulations venues du Nicaragua, estime Paul Tourret, directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime (Isemar). Je suis surpris qu’une entreprise privée de Hong Kong soit prête à mettre autant d’argent dans ce projet. Mais après tout, peut-être que d’ici quelques décennies, le monde aura besoin d’un second Panama… »

Dans l’hypothèse où le projet se réaliserait, nul ne doute qu’il constituerait une vraie concurrence pour Panama, en faisant probablement baisser les coûts de ses passages.

Mélinée Le Priol Source : La Croix