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Revue de Presse : Statu quo entre pro et antichasse à la baleine au Panama – RFI le 6 juillet 2012 par Arnaud Jouve.

La 64ème réunion de la Commission baleinière internationale qui s’est tenue à Panama, n’aura pas permis aux différents protagonistes de se départager de manière déterminante.

Les pays qui militent en faveur de la chasse n’ont pas obtenu une remise en question du moratoire comme ils l’espéraient, et les pays qui réclamaient plus de mesures de protection sur des baleines n’ont pas obtenu d’avancées significatives et sont repartis attristés après l’annonce de la reprise de la chasse par la Corée du Sud. Panama a hébergé du 2 au 6 juillet, la 64ème réunion de la CBI, la Commission baleinière Internationale. Une organisation créée en 1946 pour organiser la chasse (et non la pêche car les baleines sont des mammifères) entre les pays chasseurs et pour gérer au mieux cette ressource, que l’on voyait déjà à l’époque diminuer de manière préoccupante dans certains océans. Une organisation qui va mettre en place en 1986, à la suite d’un vote de tous les pays membres, un moratoire sur la chasse commerciale, qui est toujours en vigueur mais qui depuis divise la Commission en deux camps : ceux qui sont, comme l’Australie, partisans du moratoire et donc de la protection, sous toutes ses formes, des cétacés, et ceux qui souhaitent comme le Japon mettre fin au moratoire et qui militent en faveur d’une reprise de la chasse. Or à la CBI, les décisions sont prises par vote mais nécessitent une majorité des deux tiers pour être adoptées, et chaque pays membre dispose d’une voix. Un processus dénoncé pour ses dérives, qui amène souvent certains protagonistes à obtenir en échange de leur voix, des services ou des marchés qui sont bien souvent sans aucun lien avec la question de l’avenir des cétacés.

Les baleines n'auront toujours pas leur sanctuaire.

Des défenseurs des baleines ont déployé une banderole, à Panama, où l'on peut lire «Un sanctuaire, maintenant !», le 1er juillet 2012. REUTERS/Carlos Jasso
On retiendra principalement de cette 64ème réunion de la CBI le refus de créer un sanctuaire marin dans l’Atlantique sud pour protéger les baleines.
Cette proposition qui a été rejetée lors d’un vote par 38 pays contre 21 et qui aurait du recueillir au moins 75% de voix favorables pour être adoptée, est un projet vieux de 11 ans qui est porté depuis le début par le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et l’Afrique du Sud. Un projet qui connaît depuis des années une forte opposition du Japon qui ne veut pas de sanctuaire au prétexte que cela ne se justifie pas scientifiquement. Un dossier où le Japon est fortement soupçonné d’acheter des voix pour bloquer le vote en sa faveur. D’autre part, la Commission a rejeté la demande du Danemark d’augmenter ses quotas de chasse à la baleine pour les peuples indigènes du Groenland, une limitation qui devrait se transformer en interdiction totale dès la fin 2012. Les associations écologistes ont mis en évidence l’augmentation de la vente de viande de baleine au Groenland, démontrant qu’il existait une chasse commerciale déguisée sous la couverture de pratiques traditionnelles - la chasse traditionnelle pouvant être dans certains cas tolérée et faire l’objet d’une dérogation au moratoire.

L’annonce de la Corée du Sud.

Mais la surprise est venue de la Corée du Sud qui a annoncé en fin de semaine son intention de reprendre la chasse. Une activité qu’elle dit avoir arrêtée il y a 26 ans et qu’elle envisage de reprendre à des fins scientifiques. Car le moratoire interdit la chasse commerciale mais autorise le prélèvement de quelques baleines par an à des fins scientifiques. Un système de dérogation dans lequel s’engouffre tous les ans le Japon qui prélève, au nom de la science, plusieurs centaines de cétacés par an. Cette justification scientifique est régulièrement dénoncée par les partisans de la conservation qui considèrent qu’aucune recherche ne peut justifier cette chasse dont le produit se retrouve curieusement dans les restaurants japonais. Il s’agit là d’une très mauvaise nouvelle pour les baleines et pour leurs protecteurs qui voient à l’issue de cette conférence le rang des chasseurs qui augmente. Dès l’année prochaine, la Corée du Sud mettra à la mer une flotte de chasse comme le font régulièrement, sous des prétextes divers, le Japon, la Norvège et l’Islande. Une chasse qui aurait abattu près de 2 millions de baleines durant le XXème siècle. Lire l'article sur le site RFI - Article publié le vendredi 6 juillet 2012