Le PANAMA est le pays idéal pour votre "FUTURE NOUVELLE VIE" pour vous et votre famille.

Revue de Presse – Panama : un goût de paradis, épisode 2 – Paris Match le 25 avril 2014.

C’est la destination la plus tendance du continent américain où vivre l’aventure à prix doux. Frank Gehry inaugurera dans quelques jours son musée de la Biodiversité, le canal fêtera en août son centenaire. Carnet de voyage entre deux mondes, de l’Atlantique au Pacifique. Deuxième partie de notre reportage.

Panama Ciudad, ambiance tropicale

Daniel Craig, alias James Bond, en a fait son discret QG lors du tournage de « Quantum of Solace ». Dans le Casco Viejo, le quartier historique, Canal House est l’adresse la plus confidentielle de Panama. Juste trois chambres et un grand salon, dans une maison ancienne, joliment restaurée.

L’architecte Hildegard Vasquez vit et travaille à quelques rues de là. Elle se bat pour la préservation du patrimoine dans une capitale qui voue un culte aux buildings clinquants et délaisse les vieilles pierres. Elle a déjà rénové 150 des 900 bâtiments de l’ancien ghetto, classé par l’Unesco en 1997. Transformés en appartements confortables pour la bourgeoisie intello, séduite par le charme des petites rues désormais fréquentables. Il y a vingt-cinq ans, les gangs, soutiens du général Noriega, tenaient chaque maison. Depuis la « gentrification » du quartier, la violence recule, mais les murs chantent encore l’Histoire. Conservés pendant les travaux, les graffitis des dealers et trafiquants d’armes décorent l’escalier intérieur du très chic American Trade Hotel. Trois bâtiments mitoyens de style colonial, dont elle a fait un hôtel de charme. A peine ouvert et déjà « the place to be ».

A l’entrée du quartier, qui compte un musée et plusieurs restaurants branchés, le marché aux poissons sert aussi de cantine. Quatre euros pour un gobelet de ceviche de langouste, arrosé d’une pinte de Balboa glacée. En face, le long de la mer, se dresse le skyline de la ville moderne. Un Miami équatorial, qui gagne chaque jour sur la forêt.

Forêt équatoriale, sanctuaire nature

Il fait encore nuit. Les cris des singes hurleurs accompagnent notre marche d’approche. L’humidité baigne les feuillages. En quinze minutes de voiture, on est passés de la forêt de gratte-ciel à la jungle moite, sombre, touffue.

Les tubes métalliques couleur kaki de la tour d’observation Avifauna se fondent dans la végétation. Cent soixante-quatorze marches piquées de rouille, glissantes, pour atteindre la plateforme à 32 mètres au-dessus de la canopée. Seuls, perchés sur cette vigie, nous assistons au lever du soleil. Des lambeaux cotonneux se déchirent autour des arbres à cajou, ficus et palmiers géants. Un, puis deux, puis trois couples de perroquets chantent et volent d’une cime à l’autre. Ils sont unis pour la vie.

Dans ce paradis végétal, la civilisation nous rattrape soudain. On perçoit le ronron d’un porte-conteneurs franchissant le canal tout proche. Invisible, il progresse lentement sur la voie d’eau tracée par les hommes au cœur de la forêt. Soixante-dix kilomètres de long, plusieurs centaines de mètres de large, arrachés à la nature pour joindre deux océans. Il y aura bientôt cent ans.

Source : Paris Match http://www.parismatch.com/Vivre/Voyage/Un-gout-de-paradis-2-2-561298